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« L’esprit critique » cinéma : l’arbre, le mariage et la prise d’otage

cudhfrance@gmail.com by cudhfrance@gmail.com
April 12, 2026
in France
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« L’esprit critique » cinéma : l’arbre, le mariage et la prise d’otage


Un mariage triste comme un enterrement, un arbre puissant qui nous observe depuis plus de cent ans, et une prise d’otage vintage qui capte aussi la réalité d’aujourd’hui…

On revient aujourd’hui dans « L’esprit critique » sur deux films aux antipodes l’un de l’autre, sortis au début de ce mois, The Drama du Norvégien Kristoffer Borgli, avec Robert Pattinson et Zendaya, et Silent Friend de la cinéaste hongroise Ildikó Enyedi, qui fait d’un Ginkgo biloba son personnage principal. Et on anticipera ensuite sur la sortie prochaine du nouveau film de Gus Van Sant, intitulé La Corde au cou, qui nous plonge dans une prise d’otage à Indianapolis à la fin des années 1970. 

« The Drama »

The Drama est le titre du film du réalisateur norvégien Kristoffer Borgli, avec en tête d’affiche les deux stars du moment que sont Robert Pattinson et Zendaya. Pour celles et ceux qui auraient réussi à échapper à l’intense campagne de promotion qui a accompagné la sortie du film, je rappelle que les deux jeunes gens se rencontrent dans un café autour d’un livre que l’une est en train de lire et que l’autre fait semblant d’avoir lu.

Un coup de foudre, et deux années plus tard, ils se retrouvent à préparer dans les moindres détails un luxueux mariage, répétant leur danse inaugurale avec une chorégraphe, sélectionnant la meilleure DJ, écrivant les discours qu’ils s’adresseront tous les deux.

Mais, alors qu’ils testent le menu et forcent sur les vins avec deux amis, la mécanique s’enraye après qu’a été demandé à chacun et chacune de raconter la pire chose commise de sa vie.

Le film est issu de la société de production américaine A24, à l’origine de certains films qu’on a évoqués dans ce podcast comme The Brutalist de Brady Corbet ou Marty Supreme de Josh Safdie. Comme pour ces précédents longs métrages, on risque de se demander si cette société qui prétend renouveler le cinéma indépendant états-unien n’est pas le dernier avatar d’une conformité formelle et politique.

The Drama est sorti en salles le 1er avril.

© Mediapart

« Silent Friend »

Silent Friend est le septième film de la cinéaste hongroise Ildikó Enyedi, qui avait reçu l’Ours d’or à Berlin en 2017 pour son film Corps et âme racontant une histoire d’amour entre deux personnes découvrant qu’elles se rêvaient chaque soir en cerf ou en biche, veillant l’une sur l’autre dans une forêt enneigée.

Dans ce film-ci, il est aussi question de frontières poreuses entre humains et non humains, puisque c’est un arbre installé dans le jardin botanique d’une université allemande – en l’occurrence un gigantesque Ginkgo biloba – qui constitue le personnage principal de ce long métrage de près de deux heures et demie.

Autour de lui, trois époques et trois personnages défilent en tissant des relations avec cet arbre qui les observe. Greta, première femme à intégrer cette université en 1908, doit affronter la misogynie du monde scientifique d’alors. Hannes, étudiant dans les années 1970, découvre l’amour en même temps que les interactions avec un géranium. Tony, chercheur chinois en neurosciences, invité sur le campus en 2020, se retrouve coincé par l’épidémie de covid et se lance alors dans une expérience avec le ginkgo.

Pour les trois époques dans lesquelles la cinéaste plonge son arbre silencieux, elle a choisi trois formats différents : le segment contemporain est entièrement filmé en numérique, qui permet notamment une précision de l’image à une échelle microscopique ; la partie de l’histoire qui se situe dans les années 1970 a été tournée dans un 16 mm qui intensifie les couleurs ; et la partie qui se déroule en 1908 est filmée en noir et blanc et en 35 mm.

Dans un entretien qu’elle a donné à Mediapart à l’occasion de la sortie du film, Ildikó Enyedi expliquait à notre collègue Amélie Poinssot : « Mes personnages cherchent à se connecter aux plantes et se rendent compte qu’il y a un autre œil. Quand vous êtes dans un jardin, vous observez les plantes, mais elles vous observent aussi : vous vous trouvez au milieu d’autres observateurs. C’est cela que j’ai voulu rendre palpable dans le film – non pas l’expliquer, mais le faire ressentir. Les humains y apparaissent comme une partie d’une texture très riche. C’est une sensation plutôt plaisante : on se sent moins seul. »

Silent Friend est sorti en salles le 1er avril.

© Mediapart

« La Corde au cou »

Le réalisateur américain Gus Van Sant revient, après presque huit ans d’absence, avec un film intitulé La Corde au cou. Le long métrage s’inspire, comme beaucoup de ses réalisations, d’une histoire vraie, mais relativement oubliée, du moins sous nos latitudes.

Cette histoire s’est déroulée le 8 février 1977 à Indianapolis, capitale de l’Indiana. Tony Kiritsis, un homme ruiné à cause d’un emprunt, prend en otage le fils du courtier responsable de sa situation, qu’il menace d’un fusil chargé attaché par un fil de fer reliant l’arme de la gâchette au cou de l’otage, risquant de le tuer au moindre mouvement : cette corde au cou qui donne son titre au film.

La prise d’otage réelle dura soixante-trois heures et fut filmée presque en direct par la caméra de la télévision locale, puis celle d’une télévision nationale, suscitant maints débats sur le fait de savoir si Tony était d’abord un criminel ou d’abord une victime.

Un film qui est aussi l’occasion de s’interroger sur une tendance du cinéma américain contemporain, visible également dans le dernier film de Kelly Reichardt, The Mastermind, à se plonger dans l’esthétique et la politique des années 1970. 

La Corde au cou, de Gus Van Sant, sera sur les écrans mercredi 15 avril. 

© Mediapart

Avec :

  • Alice Leroy, qui écrit pour Les Cahiers du cinéma ;
  • Occitane Lacurie, membre du comité de rédaction des revues de cinéma Débordements et Emitaï ; 
  • Salima Tenfiche, maîtresse de conférences à l’université Sorbonne-Nouvelle.

 « L’esprit critique » est un podcast enregistré aujourd’hui par Corentin Dubois et réalisé comme chaque semaine par les équipes de Gong.

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